samedi 20 décembre 2014

Matchs de la rentrée littéraire / 'Constellations' d'A. Bosc


Chaque année, Price Minister propose à des bloggers de choisir un livre parmi une liste de nouveautés de la 'rentrée littéraire'. 
J'avais choisi ce livre un peu au hasard, sur base quand même de bonnes critiques lues ici et là et d'une idée de départ intéressante :

Le 27 octobre 1949, le nouvel avion d’Air France, le Constellation, lancé par l’extravagant M. Howard Hughes, accueille trente-sept passagers. Le 28 octobre, l’avion ne répond plus à la tour de contrôle. Il a disparu en descendant sur l’île Santa Maria, dans l’archipel des Açores. Aucun survivant. La question que pose Adrien Bosc dans cet ambitieux premier roman n’est pas tant comment, mais pourquoi ? Quel est l’enchaînement d’infimes causalités qui, mises bout à bout, ont précipité l’avion vers le mont Redondo ? Quel est le hasard objectif, notion chère aux surréalistes, qui rend « nécessaire » ce tombeau d’acier ? Et qui sont les passagers ? Si l’on connaît Marcel Cerdan, l’amant boxeur d’Édith Piaf, si l’on se souvient de cette musicienne prodige que fut Ginette Neveu, dont une partie du violon sera retrouvée des années après, l’auteur lie les destins entre eux. « Entendre les morts, écrire leur légende minuscule et offrir à quarante huit hommes et femmes, comme autant de constellations, vie et récit. »

Au final, je n'ai pas terminé la lecture du livre (pourtant pas épais), tant je me suis ennuyée ferme. De longs passages sur les détails du crash aérien (on nous vend la question de l'enchaînement des causes comme une idée originale ... heu ... je suis la seule à avoir déjà vu des dizaines de documentaires sur ces questions ??), de même l'idée de fond qu'un minuscule détail (qui va faire qu'on prenne ou pas cet avion) fait basculer un destin ... heu, original ??? Disons qu'ici on n'est pas dans un roman d'anticipation mais bien dans une réalité historique, ça s'est passé ainsi. Des chapitres s'intéressent à chaque passager, certains célèbres, d'autres plus anonymes. Les petites histoires rejoignent la grande Histoire, on plonge dans une époque charnière, la fin d'un monde d'avant guerre, une ambiance pour le coup bien saisie. Un travail d'enquêteur indéniable, mais pour un résultat dont je n'ai pas saisi l'intérêt. Une sorte de patchwork, un ton global de reportage/documentaire, avec des tentatives poétiques (?) qui me sont demeurées assez hermétiques. Le ton est dépouillé, distancié, pas d'émotion, pas ce "plus" littéraire qui peut justement donner du souffle à n'importe quelle histoire. Pour moi la mayonnaise n'a pas pris. Mais à en lire une critique globalement positive, mon avis reste très isolé, alors le mieux si vous en avez l'occasion, c'est de vous faire votre propre idée (en bibliothèque !)

Ma note :
  • Qualité de l’écriture 2/5
  • Plaisir à la lecture 1/5
  • Originalité du livre 2/5

1 commentaire:

  1. bizarrement, ton compte rendu me donne un peu envie de découvrir ce livre :-D je le mets de côté ds ma pal pr plus tard....

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